Un écosystème qui confirme sa résilience et son potentiel…
Malgré un contexte économique incertain, notre baromètre confirme les belles performances des start-ups, PME et ETI innovantes françaises : chiffre d’affaires en forte croissance, rentabilité confirmée, et emplois en hausse (+6 points vs 2024, 78% des start-ups prévoient de recruter cette année).Embellie aussi côté levées de fonds : les montants du S1 2026 (4,58 Mds €) dépassent ceux des trois dernières années (2,78 Mds € en 2025, 4,26 Mds € en 2024 et 2023), avec une concentration croissante et des tickets plus élevés.
… Mais peine à passer à l’échelle européenne
L’amélioration française reste moins rapide qu’au UK et en Allemagne. Les signaux positifs nationaux ne se retrouvent pas au niveau européen, où les indicateurs baissent : le chiffre d’affaires des entreprises françaises hors France a reculé de 2%. La fragmentation du marché européen constitue un plafond de verre, et figure parmi les principales préoccupations des entreprises pour le prochain quinquennat.
Le capital-risque au cœur de la souveraineté technologique
Les enjeux de souveraineté technologique influencent fortement les stratégies des fonds VC.
Deux tendances se confirment pour 2025 et se projettent sur 2026/2027 : les sommes engagées dans la défense augmentent de 6 points vs 2025 et l’IA continue de creuser l’écart en pole position, avec 78 % des investisseurs le privilégiant.
Exit et manque de liquidité : des enjeux structurels persistants
Malgré une volonté de soutenir des projets de R&D toujours plus ambitieux, les fonds de capital-risque européens peinent à suivre : 72% des répondants admettent manquer de moyens financiers à partir de la série B. Cette situation s’explique par l’absence de réserves comparables aux fonds de pension américains, et par un manque d’opportunités de sortie qui empêche le recyclage des capitaux. L’épargne européenne reste trop peu orientée vers le financement de l’innovation, un frein structurel à la compétitivité du continent.
Les structures d’accompagnement : des acteurs menacés et sous-estimés
Si ces structures affichent une santé financière solide (60% la déclarent bonne), certains signaux laissent présager une dégradation : les répondants craignent une baisse de financement dans le prochain quinquennat, la baisse des financements publics ressentie chutant de 31 points vs 2025. Si l’effet de ces réductions reste peu visible, absorbé en partie par la diversification des revenus, les risques à moyen terme ne doivent pas être minimisés, tant l’historique de ces structures (18 ans en moyenne) démontre leur impact positif sur les entreprises accompagnées.
Les grands groupes font-ils vraiment le choix de la French Tech ?
Les actions de sensibilisation et de mise en relation progressent : plus de 50% des grands groupes mesurent déjà, ou ont amorcé, le suivi de leurs achats auprès des start-ups. Mais mesurer ne veut pas dire acheter : la majorité des dépenses numériques reste adressée aux GAFAM. Les freins tiennent surtout à la difficulté de passer du POC au déploiement et de se conformer aux exigences de cybersécurité. Toutefois, 90% des grands groupes reconnaissent que la dépendance à des entreprises étrangères est devenue un risque, et se disent prêts à privilégier une offre européenne à niveau équivalent.Profitons de cette fenêtre d’opportunité pour soutenir et accélérer l’émergence de nos champions technologiques européens !