Photographie 2026 de l’écosystème VC

Signe de l’importance des enjeux de souveraineté technologique, les fonds portent désormais leurs investissements vers des secteurs clés comme l’IA, la santé, la cybersécurité, la GreenTech ou encore la défense. Cependant, l’amplitude de ce changement de tendance pourrait être ralentie sur le long terme à cause des problèmes structurels du marché français et européen, où il reste difficile de financer des projets d’ampleur.

Les actifs sous gestion chez les VC français

22%

< 50M€

11%

Entre 50M€ et 100M€

14%

Entre 100M€ et 250M€

19%

Entre 250M€ et 500M€

30%

Entre 500M€ et 1Md€

3%

Entre 1Md€ et 2,5Md€

3%

Plus
 de 2,5Md€

Les profils des Limited Partners (LPs) des VCs sont principalement les Family offices (46 %), les compagnies d’assurance (43 %) et les banques & établissements de financement privés (41 %). Les Business angels sont cités, quant à eux, par 32 % des VCs interrogés.

Quel déploiement des fonds ?

Financements réalisés par stade de levée de fonds

Où les VCs déploient leurs fonds ?

En France
95%
En Europe (hors France)
66%
Aux États-Unis
21%
Dans le reste du monde
24%

Les secteurs privilégiés pour les investissements

  • IA
  • HealthTech
  • Cybersécurité
  • GreenTech
  • FinTech
  • Industrie
  • Énergie
  • Robotique
  • Défense
  • BioTech
  • SpaceTech

Les chiffres clés

29 %

Des actifs sous gestion peuvent encore être déployés pour de nouveaux investissements
En moyenne, les fonds interrogés ont déjà déployé 50 % de leurs montants souscrits et  en conservent 21 % en réserve pour le refinancement de leur portefeuille. Bonne nouvelle : pour les investissements actuels et à venir, près de 80 % des VCs interrogés considèrent que le dealflow est de qualité égale et même supérieure pour plus du quart d’entre eux comparé aux années précédentes.

x3

Du nombre d’exits entre 2023 et 2025
Le nombre d’exits est en forte accélération : 24 en 2023, 34 en 2024, puis 70 en 2025, soit près de 3 fois plus en deux ans. Les bonnes nouvelles concernent aussi les montants cédés, multipliés par 11 environ – de 127M€ en 2023 à 1 396 M€ en 2025 – ainsi que la taille moyenne des opérations en hausse : autour de 5M€ par exit en 2023 contre près de 20M€ en 2025, signe d’exits plus matures et mieux valorisés. Point de vigilance : En 2025, de nombreuses opérations ont encore lieu au profit d’acteurs extra-européens : +35 % des VCS déclarent que + de 50 % de leur portefeuille est concerné.  Deux raisons principales sont évoquées par les répondants : (1) le manque d’acquéreurs français et européens capables d’engager les montants requis et (2) l’incapacité du marché boursier national à financer nos start-up au bon niveau de valorisation.

3 sur 4

Le nombre de fonds qui annoncent être limités en termes d’investissement à partir de la série B
Les poches de financements peu profondes disponibles dans l’Union Européenne expliquent en partie un tel chiffre. Face à cela, plusieurs solutions sont plébiscitées et la plus importante est l’achèvement du marché de l’épargne et de l’investissement en Europe.

Audrey Soussan, General Partner – Ventech

« Le Venture européen a connu son meilleur trimestre depuis 4 ans au T2, sur une trajectoire qui devrait dépasser de 25 % le total 2025. Cette croissance masque néanmoins un marché qui se resserre : les mega-tours de plus de 100 M€ ont pesé plus de la moitié du capital déployé. Et ce dynamisme dépasse désormais le seul Royaume-Uni : la France et l’Allemagne accueillent aussi des mega-tours à tous les stades, du français AMI Labs (plus gros tour d’amorçage jamais réalisé en Europe) à l’allemand Neura Robotics (plus gros tour robotique jamais levé en Europe). Cette concentration n’est pas allée au détriment du seed et de la Série A où la sélectivité, plutôt que la rareté, est désormais le thème dominant les investisseurs financent moins d’entreprises, mais avec plus de conviction. »

À lire ensuite

Photographie 2026
de
l’écosystème d’accompagnement

En savoir plus

En route vers la présidentielle 2027

En amont de la prochaine élection présidentielle, EY et France Digitale ont interrogé les principaux acteurs de l’écosystème d’innovation sur leurs craintes et les pistes d’amélioration nécessaires à mettre en place lors du prochain quinquennat.

En savoir plus