Photographie 2026 du rôle des grands groupes dans l’innovation

Pour cette édition spéciale du baromètre, France Digitale et EY ont interrogé chaque acteur clé de l’innovation en France. Afin d’être exhaustif et pour la première fois, nous avons décidé d’interroger plus d’une vingtaine de grands groupes afin qu’ils nous livrent leurs analyses. La moitié des répondants réalisent plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient plus de 20 000 salariés. Une grande variété de secteurs sont représentés : la construction, la défense, l’énergie, la finance et l’assurance, l’industrie, la publicité, la santé, le transport et la logistique.

Collaborations et soutiens mis en place par les grands groupes

POC / Expérimentations
86%
CVC / Investissements directs
43%
Partenariats commerciaux
43%
Investissements indirects dans des fonds
38%
Incubateur ou accélérateur interne
38%

Mieux comprendre les freins à l’approfondissement des relations start-up/groupes

Difficulté à passer du POC au déploiement
57%
Incapacité à se conformer aux exigences en matière de sécurité et cybersécurité du groupe
48%
Capacité à fournir le service dans la durée
38%
Absence de sponsor métier interne
29%
Manque de budget après expérimentation
29%
Du côté des bonnes nouvelles : ni le prix, ni la qualité de l’offre, ou encore les compétences  des équipes ne constituent les principaux freins à plus de contractualisation. L’arrêt d’un POC provient en très grande majorité d’un ROI insuffisant ou difficile à démontrer (67%).

Top 3 des secteurs où un critère d’origine européenne devrait être appliqué

IA
57%
Cloud
52%
Capacité à fournir le service dans la durée
52%

Les chiffres clés

43 %

Des grands groupes ne mesurent pas (encore) leurs achats auprès des start-up, PME & ETI innovantes
En 2025, la contractualisation avec les start-ups, PME et ETI innovantes est un enjeu encore insuffisamment pris en compte par les grandes entreprises : seuls 15 % des répondants  annoncent déjà mesurer spécifiquement leurs achats auprès de start-up, PME et ETI innovantes, 28 % annoncent le faire de manière partielle, 15 % annoncent qu’une structuration des outils pour le faire est en cours. Pourtant, sur le long terme, la dynamique est enclenchée avec plus d’une grande entreprise sur deux qui aura bientôt a minima intégrer des outils de mesure de sa contractualisation avec les start-up, PME et ETI innovantes.

>6 mois

Pour contractualiser 
C’est le délai moyen avant la signature d’un premier contrat entre un grand groupe et une start-up pour + de 50% des répondants. Une temporalité encore trop longue pour permettre aux start-up de contractualiser rapidement et sereinement avec leurs clients grands comptes. 

90 %

des grands groupes interrogés estiment que la dépendance à certains fournisseurs est devenue un risque.
Tout comme pour les start-up, une dépendance des grands comptes vis à vis des même hyperscalers américains est identifiée. Cela représente une opportunité pour soutenir l’offre européenne. Ainsi, les grands groupes changeraient de fournisseurs internationaux pour des acteurs français et européens dans deux cas très précis : (1) le service présente une performance équivalente ou supérieure et (2) la probabilité croissante de l’arrêt brutal de la capacité d’utilisation des solutions non européennes.

Jules Bayle, Sage

“Faciliter la contractualisation tient ainsi autant à des circuits et à une collaboration que nous savons déjà activer qu’à un environnement réglementaire simplifié, stable et proportionné : c’est à cette double condition que notre soutien à l’écosystème d’innovation, français comme européen, produira ses pleins effets.” 

À lire ensuite

En amont de la prochaine élection présidentielle, EY et France Digitale ont interrogé les principaux acteurs de l’écosystème d’innovation sur leurs craintes et les pistes d’amélioration nécessaires à mettre en place lors du prochain quinquennat.

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